En janvier 2008, conjointement à la sortie du clip A Beautiful Lie tourné en artique, le groupe s'est engagé dans une aventure
environnementale avec la création d'un nouveau logo

Manifesto du groupe, traduit par Flo-lou
L'Arctique
Beau. Désolant. Fragile. Il y’a quelquechose de magique rien qu’avec le nom. J’ai entendu récemment que souvent le chemin le plus
difficile est aussi le bon. Et bien ce projet était sans aucun doute l’un des challenges créatif le plus minutieux et difficile que nous ayons eu à faire en tant que groupe. Ca a aussi été l’un qui nous a le plus inspiré – une opportunité rare d’atteindre nos imaginations et de repousser les limites du possible. Ce
sera toujours une part importante de notre histoire et un élément de défintion de nos vies.
Il est toujours difficile de croire que nous étions vraiment là, à 200 miles au nord du cercle articque, avec nos guitares, batterie, appareils photos et nous-mêmes étourdis à traves cette
toundra gelée sans fin et extra-terrestre, contemplant l’alarme tonnante de la glace qui craque sous nos pieds, et que nous avons tourné notre lettre d’amour adressée à ce ce trésor merveilleux,
malheureusement en voie de disparaître.
Cela a presque failli ne pas avoir lieu. En fait, nous étions assez convaincus que ça n’arriverait pas. Nous avions même considéré
abandonner l’idée après que de des gens très intelligents, éduqués, et rationnels nous aient dit que nous étions en effet des putainsde fous rien que de penser que nous pourrions tourner un clip
sur le cercle arctique.
« Est-ce que des effets spéciaux ne feraient pas l’affaire? »
Oui, cette option a vraiment été suggérée. Et non ce n’était pas ce que nous voulions faire. Pour nous, cela tenait du voyage, du fait d’avoir été là, et nous
n’etions pas intéressés dans la manipulation ou la fabrication de cette expérience. D’ailleurs, pour que ce soit claie, il n’y a absolument pas d’effets spéciaux
dans le projet. Tout ce qui a été tourné est 100% réel et filmé en Arctique. Réel et froid. Mais d’une certaine manière leurs inquiétudes étaient réelles :
problèmes techniques constants, le schéma du voyage et de la production, le coût, les 192 sortes d’assurance dont nous avions besoin et que nous ne pouvions obtenir, les dangers réels, et trouver
un groupe de personnes assez folles pour nous rejoindre.Tout ceci furent des obstacles que nous avons réussi à franchir d’une certaine manière, parfois avec du courage ou de l’ignorance, mais
heureusement nous avons finalement atteri au Groenland.
Après les avions, les trains, les bateaux, les battailes, et oui, même une grève de la compagnie aérienne …nous avons posé le pied à Illulisat, une ville splendide
réputée pour ses idebergs. Nous avons sorti le matériel de l’avion, puis immédiatement débuté une ascenscion folle et nous avons commencé à tourner dans une course agréable entre le temps et une
danse précaire avec notre environnement délicat.
Nous étions trop terrifiés et nous nous amusions trop pour nous en apercevoir, mais ce fut probablemnt la chose la plus dangereuse et enivrante que nous ayons jamais fait dans notre vie. Du fait
de tentter le destin au sommet des icebergs gargantuesques qui se brisaient littéralement sous nos pieds (le son le plus incroyable que je n’ai jamais etendu), au fait de se tenir l’extrémité de
falaises de 200 pieds très réelles et très, très glissantes, en passant par le fait d’entendre notre guide de sécurité dire qu’il craignait pour sa vie, par celui du risque d’avoir eu à passer la
nuit sue ce glacier splendide mais froid et sournois, c’était rempli d’aventures dans le meilleur sens du terme. Et honêtement, nous sommes impatiens d’y retourner.
Aussi beau que cela était et aussi excités que nous étions, je dois admettre qu’il était virtuellement impossible de tourner quoique ce soit dans cet environnement plein de challenges. Nous
avions une chance phénoménale d’avoir la lumière du soleil quelques heures par jour, mais la plupart du temps, c’était un combat acharné contre le brouillars, les nuages, le vent, la pluie,
l’équipement, l’emploi du temps, les chiens, les phoques, et ces animaux agaçants et imprévisibles appelés humains. Tout cela s’ajoutant, nous avons été incroyablement chanceux d’avoir eu
quelques prises convenables par jour…Ah ouais, et le fait que les jours avant notre dépars nous ne pensions même pas que nous le ferions ici s’est définitivement ajouté au chaos. Fun ! de toutes
façons qui a besoin d’une préproduction…
D’ailleurs, nous savons que pour certains d’entre vous l’attente a été longue, ça l’a été pour nous
aussi. Nous nous excusons sincèrement pour tous ces retards et changement dans les dates de sortie et nous apprécions vraiment votre patience. Ce projet a été une
énorme entreprise impliquant de nouvelles technologies et méthodes de travail qui allaient au dela des procédures « normales ». Globalement la préproduction, le tournage, et le post tournage ont
pris plus de 6 mois (et comptant !), l’édition ayant pris un mois entier dans 3 pays différents. De plus, à cause d’un problème technique, nous avons du rééditer l’ensemble ce qui apris encore
3,5 semaines ! Oui, cela fait SIX MOIS. Nous avouns que c’est légèrement fou si l’on considère que c’est une œuvre de 5 minutes….mais c’est la vie, ça
devait être comme ça !
Il s’agit définitivement d’une nouvelle orientation par rapport aux 2 vidéos précédentes et nous en sommes excités. Ce n’est pas une œuvre fondée sur une aventure fantasmée narrée ou surrélaiste
comme The Kill ou From Yesterday. Aussi fiers que nous soyons de ces 2 projets, nous avons senti qu’il était temps de se diriger vers un chemin différent. A côté
de l’utilisation d’une imagerie symbolique/métaphorique, ABL est une histoire très simple, une vidéo traditionnelle fondée sur la performance de l’avoir tourné dans une étendue sauvage exotique
et ridiculement belle, bien que en danger. Pour nous, c’était définitivement un voyage, une destination, et le procédé de tracer, planifier, rêver, et exécuter sera toujours aussi important si ce
n’est plus important que le résultat final.
Pour le récit, laissez moi l’affirmer haut et fort : nous ne prétendons pas être des experts des conditions environementales de la planète. Nous ne prétendons pas vivre nos vies en parfaite
harmonie avec la Terre en s’assurant que chaque fois que nous expirons nous achetons des green tags pour compenser les émissions de carbone provenant de tout l’air chaud, il est vrai, que nous
agitons. Et oui, nous sommes conscients des implications et des risques sociaux banals qui pourront venir en faisant une déclaration environementale dans un clip. Mais nous étions inspirés et
poussés à avancer quoi qu’il en soit et finalement nous en sommes retombés à nous questionner nous-mêmes.
“Est-ce mieux de faire cela que de ne pas le faire?”
La réponse a été un retentissant « oui » et nous nous sommes lancés. Parce qu’il s’agit d’un sujet si brûlant et d’une cause célèbre, nous avons longuement et
durement réfléchi au quoi, pourquoi, et si nous allions vraiment faire tout ça. Finalement, nous avons décidé que faire partie de la solution- ou juste tenter de
faire partie de la solution-était miuex que de rester assis et de s’en plaindre. Si, après tout cela, de la manière la plus minime que ce cela soit, nous faisons partie de la solution plutôt que
du problème, cela aura valu le coup.
Nous savons tous maitenant que notre planète a de sérieux problèmes. Nous en avons horriblement abusé et nous en payons le prix. Il est temps d’essayer ce que nous
pouvons, à la fois en tant qu’individus et collectivement, afin de trouver de meilleures façons de vivre, plus repectueuse. Ce n’est pas notre droit, c’est notre responsabilité. Nous sommes tous
coupables. Nous pouvons tous changer.
Avec cette vidéo, abeutifullie.org et le making-of, nous espérons partager avec vous tous l’expérience qui nous a tant inspirés, et
qur vous nous rejoindrez dans cette grande aventure. Nous savons que vous étiez là par l’esprit, et comme toujours, que vous supportiez nos rêves collectifs ensemble. Merci beaucoup à vous tous
pour votre croyance acharnée, pour votre encouragement constant, et pour l’inspiration sans limite que vous nous donnez.
Nous sommes très excités de ce qui se passera pour la suite
-j
P.S – Avoir été le 1er clip américain tourné en entier en république populaire de chine fut un honeur incryable, être les premiers (mais espérons pas les derniers) à tourner en arcticque set un
rêve. Nous nous demandons juste ce que nous pourrions possiblement faire après….hmmmm…et bien j’ai cette idée justement…..
P.P.S- chaque pièce de 10 cents des bénéfices de ce projet iront à la NRDC et la totalité des émissions de carbone du voyage a été compensée par l’achat de green
tags.