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Publié par [ECHELON]

* Jared Leto dans Rolling Stone - traduction fr

Article à retrouver en version originale ICI

Traduction réalisée pour le forum français de 30 Seconds To Mars (PHOENIX), ne pas utiliser sans autorisation, merci.

Jared Leto: Le triomphe improbable d’un Acteur-Rock Star


Il était un sauvageon devenu acteur oscarisé – et avec Suicide Squad, le super vilain anar le plus iconique du cinéma.


Jared Leto porte un chapeau de paille ridicule ce matin, et qui plus est gigantesque, un presque Sombrero qu’il a acheté 7 dollars dans un magasin de proximité. Et pourquoi pas? Il en est arrivé là aujourd’hui en se dédiant complétement, parfois de façon une peu cinglée, à toutes les activités de sa vie: Comédien adepte de “la Méthode”, musicien, réalisateur de clips, investisseur dans les nouvelles technologies, non sans mentionné l’art d’être énigmatique, futé et extrêmement, extrêmement beau. « Je ne fais rien en dilettante” explique-t-il. « Je m’investis, à 1000% ». Donc, s’il a besoin d’une protection contre le soleil par faire une randonnée, évidement qu’il voit les choses en grand. Dans tous les cas, Leto vient de fêter ses 44 ans – “Vieux” comme il dit, avec la précision suivante “Je ne me sens pas vieux” – et il semble en faire à peine 29, donc ses habitudes de soins de la peau ne sont probablement pas à questionner.


Il est 11:15 du matin, un Jeudi du mois de Juin, et Leto a déjà enregistré quelques sons aujourd’hui pour le cinquième album en cours de production de son groupe, Thirty Seconds to Mars, qui a commencé dans des salles anonymes rock bien avant de jouer dans des stades, avec Leto à sa tête et le principe de fonctionnement apparent que le plus gros problème de Bono est son extrême timidité. Leto gare sa modeste voiture – une GMC Yukon SUV achetée en 1996 – sur une route poussiéreuse de Malibu, prêt pour un trek rocailleux au travers de l’un de ses chemins favoris, au cœur d’un parc national montagneux de plus de 32 000 m² où tout semble familier. Avec le panache d’un guide pour touristes, Leto signale des endroits qui ont servi de décors aux films « La Planète des Singes » et « M*A*S*H ».


Sous la chemise denim déboutonnée de Leto se trouve un t-shirt “NEPAL I LOVE YOU” qu’il possède en plusieurs couleurs – cette nation en phase de reconstruction post-tremblement de terre est une de ses œuvres de charité de préférence, même s’il n’a pas eu l’occasion de s’y rendre. (Il a par contre rendu une visite humanitaire en 2011 à Haïti, touché par le même type de catastrophe, ile sur laquelle il a passé du temps enfant). Il porte un pantalon de randonnée fluide “The North Face”, des chaussures de randonnées vertes à lacets jaunes, et une de ses nombreuses paires de chaussettes rayées que lui et son frère et membre du groupe, Shannon, s’offrent à Noël tous les ans. Il a attaché sur son dos un sac à dos bleu qui contient, entre autre, Trail Mix (mélange de fruits secs, noix…) et un grand thermos d’eau. Durant la longue et intense marche de 3h30, Leto, un vegan de longue date, grignote quelques poignées de Trail Mix. (« En fait, je suis un ‘Vegan-tricheur’, clarifie-t-il. Je ne mange absolument jamais de viande. En revanche, si la mère de quelqu’un a fait des cookies et qu’elle m’en propose un, j’accepterais probablement d’y gouter, ou si je suis en Alaska et qu’il y a du saumon frais tout juste pêché de la rivière, je le mangerais probablement »). Cependant, il ne boit jamais une goutte d’eau, qu’il a apportée pour moi – pensant, à raison, que je ne serais pas suffisamment intelligent pour penser à apporter ma propre ration. « En général, je ne bois pas d’eau » dit-il. « Je suis un peu comme un lézard ».


Il n’est sans doute pas un vrai homme-lézard, mais il y a quelque chose d’Alien, presque troublant, à propos de Leto, et ce n’est pas seulement l’étrange couleur gemme flamboyante de ses yeux verts-bleus, actuellement assombrie par une paire de lunettes de soleil aviateur. Il est chaleureux et engageant, sans le retrait égoïste qui vient souvent avec des années de gloire. Mais il semble aussi curieusement auto-perfectionné, comme s’il avait réussi avec brio dans une quelconque Eglise personnelle en Letology, et plus fin qu’aucun Homo sapiens ne doit l’être, il se meut avec l’aisance du serpent. Il a récemment effectué un test génétique, aux résultats révélateurs : « J’ai énormément de Neandertal en moi », dit-il. « Peut-être cela explique-t-il pourquoi je suis aussi bon en escalade ». Il y a une scène révélatrice dans Artifact, le documentaire divertissant de Leto de 2012 sur la lutte judiciaire courageuse de son groupe pour dénoncer le contrat qui les liait à leur label EMI, dans lequel il se lamente plus ou moins sérieusement sur les imperfections musicales de « l’homme ».


« Avez-vous fait du sport au lycée? » demande Leto, qui lui n’en faisait pas. « J’étais trop occupé à me droguer » dit-il. « Ce qui était presque un sport ». Il ajoute qu’actuellement il est essentiellement réglo, et qu’évidemment, il ne boit pas. « Il y a toutes sortes de façon de vous évader ou de sortir de vous-même » dit-il. Comme par exemple avec un petit hallucinogène occasionnel? « Non, seulement pour le Burning Man. J’en prendrais uniquement si je me retrouve au milieu d’une orgie au Burning Man ». (Il plaisante probablement, mais en même temps, il est allé au Burning Man l’année dernière).


Au-dessus de nos têtes, un occasionnel aigle nous survole; au-devant du chemin, un serpent ondule. La randonnée commence à devenir sympathique alors que nous crapahutons le long d’un mur de roches juste au-dessus d’une crique dans laquelle des étudiants nagent. A partir d’ici, tous les mouvements sont délicats, requérant des prises de mains et pieds précises, et Leto mène la voie avec aisance et rapidité, tout en me guidant au travers de douzaines de mouvements précis.


“Restez très près de moi” dit-il, “et posez-vos pieds et vos mains là où je pose les miens. Et restez aussi bien relâché. Ne serrez pas trop fort. Faites juste confiance à vos pieds. Voilà! Vous êtes vivant!” Cette aide, prodiguée durant des heures, réclame une extraordinaire patience et beaucoup de concentration, mais il apprécie vraiment cela, amenant constamment de nouvelles personnes sur ses traces – il y a des photos people de lui, par exemple, se frayant un passage en ce lieu en compagnie de jeunes femmes. Ce genre d’escalade n’est rien pour lui de toute façon – ça came, c’est plus le mont El Captain de 1100 mètres de haut, dans le Parc National de Yosémite.


***


Leto est fan des métaphores sur l’escalade, donc peut-être n’est-il pas trop maladroit de noter que sa carrière dans le showbiz a été aussi déchiquetée que le genre de terrain qu’il aime traverser. Il y a 10 ans, il s’approchait du milieu de la trentaine comme un acteur respecté mais difficilement rentable côté box-office, sur une trajectoire incertaine, avec une carrière musicale débutante à base d’eyeliner, et que les non-adolescents considéraient au mieux comme un projet vaniteux. « Il y avait tellement de gens qui ne comprenaient pas », explique Leto. « Il y avait des gens dans cette ville qui pensaient que j’étais fou. Il y a des films que j’ai décidé de ne pas faire parce que j’avais cette mini-tournée, et les gens ne comprenaient vraiment pas. Et certains d’entre eux se sont révélés être parmi les plus gros films jamais réalisés”.


Maintenant, avec son succès stable et obtenu de haute lutte; un Oscar obtenu en 2014 grâce un son tour de force dans l’interprétation d’une femme transgenre atteinte du SIDA dans Dallas Buyers Club; et son rôle clé dans le rôle du Joker meurtrier dans le blockbuster potentiel centré sur une équipe de super-vilains qui sort le 05 Août, il est à la fois une vraie rock star et un acteur reconnu – une récompense que personne d’autre de sa génération n’a même approchée. « Plus d’un acteur oscarisé a franchi le pas de ma porte » dit le manager musical de Leto, Irving Azoff, « et qui m’ont dit ‘Je peux être une rock star à succès, aidez-moi!’. C’est le seul qui en a réellement été capable ».


De façon assez remarquable, la carrière d’acteur de Leto n’a atteint son rythme que récemment, après avoir commencé en 1994 – avant même que certains des fans de sa musique ne soient nés – avec son rôle indélébile de lycéen illettré et roi du roulage de pelle en chaufferie Jordan Catalano. Et ce nouveau statut suit pourtant une période d’inactivité de 6 ans côté cinéma – entre 2006 et 2012 – pour se concentrer sur sa musique. « Il n’est lié à rien » explique son collègue de Dallas Buyers Club Matthew McConaughey. « Il suit son propre chemin. S’il réfléchit vraiment à ce qui pourrait être son prochain meilleur coup pour sa carrière, il le cache bien. Mais, dans le même, temps, il est très conscient de ce qu’il fait.”


Trottinant sur le sentier, Leto fait une pause, trouve une prise pour son pied, et commence une ascension féline à flanc de montagne. La voie semble impossible, même un peu folle, mais il a été tellement fiable et stable jusqu’à maintenant que je hausse les épaules et commence à le suivre. Après un moment, il glousse, redescend et empreinte une voie plus raisonnable. “Je me fous juste de toi” dit-il, en continuant de rire. « Tu es fou ! Comment ça se fait que tu ne m’as rien dit ? ». C’est sûr, c’est hilarant – un aperçu du Joker peut-être, et également pas complétement éloigné de certaines paroles de l’œuvre de Thirty Seconds to Mars, telles que « Je vais serrer étroitement mes mains autour de ton cou avec amour » ou « Je te punie avec du plaisir/Je te donne du plaisir par la douleur ».


“Je regardais de la vraie violence. Tu peux apprendre tellement de choses à regarder ce genre de chose. Les gens peuvent être calmes. C’est méthodique et parfois même hypnotique et délibéré.”


Bientôt, nous sommes 90 mètres au-dessus de la crique, passant de façon incertaine d’un perchoir à l’autre, avec entre eux, de longs et mortels vides. « Si tu tombes, tu vas t’ouvrir le crane”, dit Leto, notant qu’un guide professionnel utiliserait ‘probablement’ une corde pour certains d’entre eux. Il aimait à penser qu’il allait mourir jeune, mais plus tellement ces derniers temps. « C’est une pensée plutôt commune, surtout pour n’importe quel maniaco-narcissique”, dit-il en souriant. « Et si tu vis une vie avec quelques risques, ou que tu as vue certaines personnes disparaitre à un jeune âge, c'est plus facile d’admettre que c’est une possibilité ».


Alors que nous atteignions un endroit sûr, nous nous arrêtons, et Leto contemple les vertes montagnes et le vaste azur. Un petit oiseau bleu se pose sur un petit arbuste proche avant de s’envoler au loin, faisant de nous les seules créatures vivantes à portée de vue. « C’est pas dingue ? » dit Leto, s’adossant à quelques rochers. « Chaque jour où je passe au moins un peu de temps dans la nature, je me sens mieux. »


Fils d’une maman hippie, encline à l’art et d’un père absent, Leto a toujours eu le gout du risque, avec une arrestation à l’adolescence pour l’attester, et la patience pour les longues ascensions – Thirty Seconds to Mars a joué tellement de dates sur leur tournée 2010-11 qu’ils ont fini dans le Livre des records. « Quand tu t’engages dans une tâche qui semble impossible” dit-il, en référence aux ascensions métaphoriques et littérales, “et que tu passes au travers de choses qui paraissent hostiles, et après tu es là : « Oh, wow, on a fait ça », c’est une sensation super. Et une petite douleur, ce n’est pas si grave. »


Sur la fin de notre voyage, nous traversons une tranchée serrée avec une pente de quasi 90°. Leto grimpe rapidement, les bras bien écartés à la façon d’une araignée, tout en m’encourageant à utiliser une chaine que quelqu’un à laisser là. « C’était une chaine de jardin bon marché », me dit-il, 24h plus tard. « Pas nécessairement le genre de chaine à laquelle tu confierais ta vie ». Il est peut-être un peu tard pour partager cette information. « Et juste après, il y a une petit coin de terre qui s’écroulera certainement un jour. Donc tout n’est qu’une question de chance en fait. » Il rit et demande « Mais est-ce que tu t’es amusé ? ».


Oui je me suis amusé, mais il est dur pour moi de ne pas penser à une ligne de dialogue de Angela Chaise/Claire Danes revenue de mes souvenirs lointains de “Angela, 15 ans”: “Pourquoi tu es comme ça?”


***


Mais là encore, cela pourrait être pire. « Si le Joker avait fait cette interview », Leto me dit au cours de l’entretien, comme une remarque venue de nulle part, « il t’aurait sûrement castré et fait manger tes propres c**illes. Juste pour se marrer. Et ça, c’était s’il t’aimait bien ».


Leto a pris beaucoup de plaisir à jouer le Joker, bien plus que d’ordinaire – même s’il s’est blessé plutôt sérieusement au cours du tournage, se déchirant un ligament de l’épaule en se suspendant à un hélicoptère. Il a subit son habituelle transformation physique, mais cette fois c’était une métamorphose basique pour Hollywood, avec utilisation d’un dentier et soulevage de fonte pour se faire des muscles, rien à voir avec les jeux dangereux auxquels il a joué par le passé, s’affamant au point d’être quasi squelettique pour Dallas Buyers Club ou sa prise de poids irraisonnable de quelques 30kgs pour interpréter l’assassin dérangé de John Lennon dans le malheureux film Chapter 27. « Je pensais qu’il fallait souffrir au moins un peu pour que l’on considère la performance louable”, dit-il, “et c’est tellement ridicule”.


Quand Leto a déménagé à L.A. pour la 1ère fois, il s’est payé des cours de théâtre sur 12 semaines et n’y a finalement que rarement mis les pieds. Et c’est ce qui constitue l’ensemble de sa formation classique. Mais il compense largement par son utilisation extrême de “La Méthode”, une quête de vraisemblance qui l’a mené dans quelques endroits flippants. Il a passé des semaines à vivre dans les rues de l’East village à New-York avec un groupe de junkies pour se préparer à son rôle d’un gars qui se came tellement à l’héro que les médecins sont obligés de lui couper le bras, pour le rêve sous acide qu’est Requiem for a Dream de Darren Aronofsky sorti en 2000. Leto n’a pas vraiment consommé de drogue à cette période, mais « quand ils se shootaient à l’héro, moi je me shootais à l’eau » dit-il. « Les gens deviennent méfiants si tout le monde se shootent et que vous non. Je ne partageais pas de seringue. Se piquer, avec n’importe quel produit, est une expérience intense. C’était il y a si longtemps. Je ne le referais plus jamais. »


“Si le Joker avait fait cette interview, il t’aurait surement castré et fait manger tes propres c**illes. Juste pour se marrer. Et ça, c’est s’il t’aimait bien”.


Après son long break avec Hollywood, il ne recevait quasiment plus de scripts, mais Leto a pourtant lu le scénario de Dallas Buyers Club, et a été fasciné par le personnage glam-rock-attendrissant de Rayon – qu’il a vu plus comme une femme transgenre que comme un homme transsexuel comme le suggérait le script. Son premier entretien avec le réalisateur Jean-Marc Vallée s’est déroulé via Skype, et il était déjà dans la peau du personnage, même s’il n’avait pas encore le rôle. « Il était en femme, » explique Vallée, « et il a passé son temps à me draguer. Pendant 25 minutes ».


Vallé et McConaughey n’ont jamais rencontré Leto sur le tournage, seulement Rayon. « Il a essayé de me piquer des trucs », explique McConaughey. « Vraiment, mon couteau de poche, mes briquets etc. ». Pour Vallée, essayé de diriger un acteur qui refuse d’admettre qu’il est en train de jouer, a été une expérience déconcertante. « Il m’a sorti de ma zone de confort », explique Vallée, qui n’était même plus sûr de quel pronom utiliser pour parler de Leto. « Je ne savais plus comment m’adresser à lui ou elle parce qu’il était tellement féminin. Il était tellement femme, et tellement sexy ! ». A un moment, se rappelle Vallée, McConaughey – qui lui aussi à utiliser un certain degré de « La Méthode » pour jouer son rôle de cow-boy homophobe mais prêt à apprendre – a regardé Leto se trémousser jusque sur le plateau et lui a dit, « Je ne sais pas si je dois te botter le c*l ou te le prendre ! ». Le jour de fin de tournage, Leto a partagé un unique moment en tant que lui-même avec McConaughey, mais Vallée lui n’a rencontré le vrai Jared que des mois plus tard.


C’est sa performance dans Dallas Buyers Club – ainsi que sa carrière musicale et plus généralement sa réputation de cinglé – qui a convaincu David Ayer, réalisateur du film Suicide Squad, de l’engager pour le rôle du Joker. « Je pense qu’il faut avoir un grain de folie pour pouvoir interpréter ce genre de personnage » explique Ayer. « Et son art de la mise en scène, sa maitrise à contrôler une foule, semblait être des compétences intéressantes pour jouer le Joker”.


Le dernier à avoir interpréter le Joker, évidemment, était Heath Ledger, dans le terrifiant et surprenant film “The Dark Knight” de Christopher Nolan qui est devenu d’autant plus légendaire quand Ledger est décédé d’une overdose médicamenteuse accidentelle juste après la fin de tournage – pour ensuite gagné un Oscar de meilleur second rôle à titre posthume, le même prix que remportera Leto 5 ans plus tard. « Heath a réalisé une performance impeccablement parfaite en tant que Joker », explique Leto. « C’est une des meilleures performances de tous les temps. J’ai rencontré Heath par le passé. Je ne le connaissais pas très bien, mais il était une être humain merveilleux”.


Leto a eu des moments de doute à reprendre le flambeau derrière Ledger, mais a été réconforté par le fait que le rôle avait déjà existé dans de nombreuses versions avant lui, depuis le comics originel en passant par Cesar Romero et Jack Nocholson mais aussi la performance de Mark Hamill comme voix de doublage du dessin animé. « Je pense que si la performance d’Heath avait été la seule et unique et que ça n’avait jamais été un comics, peut-être aurais-je pensé que c’était inapproprié », explique Leto. « Mais au vu de l’historique du personnage, je me suis dit que c’était Ok. Le bon côté d’avoir plusieurs personnes comme référence est que vous savez dans quelles directions vous ne devez pas aller ».


De façon assez prévisible, le processus de préparation de Leto a viré rapidement au bizarre. Il a commencé par regarder des scènes de vrais crimes violents sur YouTube, jusqu’à se stopper lui-même. « Le Joker est incroyablement à l’aise avec les actes de violence », explique Leto. « Je regardais de la vraie violence, je la consommais. Vous pouvez apprendre beaucoup à regarder ce genre de choses. Tous les actes de violence ne sont pas perpétrés avec folie. Je me souviens d’avoir appris ça. Les gens peuvent être très calmes. Ils ont fait leur choix et vous jusqu’à l’exécution, et ce n’est pas sur un coup de folie ». Ses yeux sont devenus froids. « C’est méthodique et quelques fois même hypnotique et délibéré ».


Sur le plateau, tout le monde l’appelait Le Joker, ou “Le Souriant”, ou dans le cas de Ayer, Monsieur J. Même l’équipe de chauffeurs de l’équipe a joué le jeu. Leto a fait quelques blagues à ses partenaires qui sont déjà devenues légendaires, envoyant un rat vivant à Margot Robbie dans sa loge tout en livrant des balles et ce que Leto décrit lui-même comme des « capotes usagées » aux autres membres du casting. « Ce n’était pas vraiment des ‘capotes usagées’ », explique Ayer. « Soyons clair sur ce point. Elles étaient retirées de leurs emballages, mais pas utilisées. Et, bien sûr, j’étais mortifié. Genre ‘Jared, enlève ça de là – Sors ça de là, qu’est-ce que tu fous?’ ».


Le Joker était une présence populaire sur le lieu de tournage, avec le harcèlement sexuel latent et tout le toutim – les gens applaudissaient à son apparition. Leto était sans arrêt à improviser. “Le Joker est devenu une source de divertissement pour une grande partie de l’équipe”, dit-il. « Donc je pense que l’on s’est tous rapprochés même si j’étais dans mon petit monde”. Il s’est particulièrement bien entendu avec le rappeur Common, qui a un petit rôle de bourreau dans le film. « Il n’avait pas peur de s’approcher super près de mon visage, sur le point de m’embrasser », explique Common. « Vous pouviez sentir le danger, le sexe, la folie mais avec toujours quelque chose de super cool à propos de lui. »


***


“Si je dois avoir un passé, je préfère qu’il soit à choix multiples”. C’est Le Joker qui parle, dans une phrase devenue iconique dans le monde des geeks fan du comics, mais ça n’est pas difficile d’imaginer Leto la prononcer en parlant de sa propre vie. Depuis ses premières interviews, il a été vague voir même fallacieux sur les détails de son enfance. « J’ai tellement menti à propos de ça, je ne sais même plus moi-même ce qui est vrai ou non », déclare t’il. « Je me souviens d’une interview dans laquelle River Phoenix explique qu’il essaie de mentir autant que possible sur sa vie et j’ai décidé de suivre cet exemple depuis ce jour ».


Il a parlé un peu de son histoire dans son discours de remerciements aux Oscars, Leto semblait au bord des larmes. Sa mère, Constance, était une adolescente de Bossier en Louisiane quand elle a eu Jared et Shannon. A partir de là, ils ont vécu une existence itinérante, bohème et parfois pauvre, passant du temps dans des communautés et finissant même à Haïti, où sa mère faisait de l’humanitaire. (Il y a aussi eu une période où elle a épousé un dentiste qui selon certaines informations aurait adopté Jared et Shannon, leur donnant son nom de famille. Mais le couple finira par divorcer, et Jared ne parle jamais de cette période).


Les amis de Constance avaient tendance à être des artistes de toutes sortes – peintres, sculpteurs, performeurs – et depuis leurs plus jeunes âges, Jared et Shannon se sont tous deux sentis invités à la création. « Il n’y avait pas de limite », explique Shannon. « Pas de barrière. Nous avons cette vidéo dans laquelle je tape sur des casseroles et des poêles et Jared tape sur une guitare et il crie, à 5 ans ou quelque chose comme ça ». Leto a appris le piano sur un instrument qu’il a sauvé du trottoir et sur lequel manquait « le haut de la moitié des touches ».


“Mon expérience avec la drogue? Beaucoup d’entre elles étaient vraiment cool, mais la balance bénéfices-risques est vraiment inacceptable. J’ai vu tellement d’exemples de ce qui ne faut pas faire ».


Enfant, Leto n’avait aucune ambition à devenir célèbre – les seules choses qu’il pouvait imaginer faire étaient artiste ou dealer. « Les deux avaient leurs parts de risques et récompenses », explique Leto, avec un léger sourire narquois. « Je ne connaissais même pas le mot ‘célèbre’. Je n’avais pas de posters de mes idoles sur les murs. J’ai bien du écouté l’album II de Led Zeppelin 16 412 fois. Mais je ne savais même pas à quoi ils pouvaient ressembler. Je pensais que les musiciens, acteurs et ce genre de personnes étaient magiques. C’était de la royauté, ou vous étiez nés dedans, ou c’était juste un gros coup de chance ou de génie ».


Durant son adolescence, Leto a été impliqué dans toutes sortes d’encombres. « Mon expérience avec la drogue ? » dit-il. « J’en ai pris, un grand nombre d’entre elles. Beaucoup sont très cool. Il n’y en a que peu qui ont tendance à avoir des effets secondaires peu sympathiques. Je pense qu’à un certain point, vous devez aussi prendre une décision : Est-ce que ma vie va ressembler à ça ? J’ai pris la décision de poursuivre d’autres rêves. Je suppose que c’est le point commun de la majorité de ces p*tains de drogue: Le coût de la renonciation est trop élevé. Certaines drogues sont incroyables, mais la balance bénéfices-risques est vraiment inacceptable. J’ai vu tellement d’exemples de ce qu’il ne faut pas faire. »


Il y a aussi eu quelques vols, peut-être même pire – Il explique qu’il a été arrêté plusieurs fois, et a évoqué un accident “impliquant un flingue et de la cocaïne ». Au moins n’a-t-il jamais été pris pour vol. « J’étais toujours très rapide », dit-il. « Je pense qu’il y a eu des policiers sous couverture dans un magasin, et ils nous ont poursuivi. Mon pote s’est épuisé à courir et a ralenti. Ils l’ont choppé et l’ont plaqué au sol, moi j’ai continué à courir. Il y a peu de choses plus fun dans la vie que de fuir la police et s’en sortir».


Leto a quitté son lycée de Washington D.C. en seconde, mais a de suite reconsidéré son choix et y est retourné. A la sortie, il a étudié dans plusieurs universités d’Arts, pour arriver jusqu’à l’Ecole d’Arts Visuels de Manhattan, où il a étudié la peinture et la photographie. « J’avais des milliers de pellicules que je développais moi-même”, dit-il. « J’allais dans la chambre noire et en sortais genre 8h plus tard – Où pouvait bien passer le temps? J’adorais la chambre noire. » (Il a perdu sa collection de pellicules ou on lui a volé : « Si quelqu’un les a, qu’il m’appelle « ). La photographie, ainsi que de fréquentes visites dans les cinémas indépendants locaux, l’ont amené à considérer une carrière de réalisateur – il a donc arrêté l’université pendant sa 1ère année et s’est dirigé vers L.A., avec la vague idée qu’il pourrait y décrocher des rôles qui finiraient par le conduire à la réalisation.


Au lieu de ça, il a quasi immédiatement été casté dans le show “Angela, 15 ans” diffusé par ABC. Ce show, concurrencé uniquement par Freaks and Greeks au titre de meilleure série sur la vie des lycéens, n’aura duré qu’une saison, de 1994 à 1995, mais a été rediffusé un nombre incalculable de fois sur MTV. Leto a toujours du mal à concevoir l’impact qu’a eu ce rôle sur son image et sa carrière, étant donné qu’il n’a passé que quelques mois sur le tournage. « J’ai l’impression que c’est une si petite période de ma vie », dit-il. « Soyons honnête, je parle à peine ! J’ai beaucoup de reconnaissance pour cette série qui m’a fait débuter, mais ils en ont fait tellement sur mon personnage. Je pense que pour certaines personnes, surtout les jeunes filles, cela reflétait une partie de leur vie. Je ne sais pas. J’ai clairement eu un impact sur la vie des gens, mais ça a toujours été tellement en opposition avec ce que cette expérience a été pour ma propre vie ».
Je lui fais remarquer que son personnage a quasiment été traité comme un objet dans cette série – dans un mouvement progressiste, il a joué le rôle d’un homme-object généralement réservé aux femmes. « Oh oui », dit-il. « Il était plus que temps. Je suis content d’avoir pris ce témoin ou quoi que ce soit”.


“Angela, 15 ans” a fait de Leto une propriété sexy d’Hollywood, et il a consciencieusement choisi son premier rôle au cinéma suite à ça: Prefontaine, film de 1997, biopic sur le parcours voué à l’échec du coureur universitaire Steve Prefontaine. Ce film a fait un flop, et Leto y est bien meilleur que ce que le film mérite. « C’est le problème avec les films », dit-il. « Ils vous brisent le cœur ».


Leto a fait ses débuts publiques dans la musique en tant que membre du groupe fictionnel “Frozen Embryo” dans “Angela, 15 ans”, mais a commencé à écrire des chansons dans la vraie vie tout du long. Il a encouragé Shannon, qui venait juste de sortir de sa propre période de troubles, à déménager à L.A., et ils ont commencé à faire de la musique ensemble, signant même un contrat en 1998. « Nous voulions que notre musique parle d’elle-même”, explique Shannon. « On a commencé à choisir différents noms de groupe » - Life on Mars a été un des premiers – « parce que Jared ne voulait pas que le groupe marche sur son nom. Nous remplissions nos coffres de voiture de matos et on jouait dans des sous-sols de pizzerias ».


De nos jours, Thity Seconds to Mars est la tête d’affiche de festivals outre-atlantique et remplit d’énormes salles de concerts aux US – mais les premières réactions étaient très sceptiques, pour rester poli. « Jared Leto a un groupe », a écrit le site people-punk-rock Buddyhead en 2002, à peu près à l’époque où le groupe a finalement sorti son 1er disque. « Oui, on sait, qui n’a pas son propre groupe. Ils ont appelé leur groupe Thirty Seconds to Mars puisque le groupe Frozen Embryo s’est séparé. Même si nous n’avons entendu aucune de leurs chansons, on sait déjà que c’est de la m**de ».


***


Leto a récemment acheté, comme tout à chacun, une ancienne base secrète de l’Air Force à L.A., qu’il appellera bientôt sa maison. Surmontée par sa propre tour de contrôle, cette enceinte a abrité plus de 250 employés, certains d’entre eux travaillant sur des vidéos top-secrètes des premiers essais de la bombe atomique. Un précédent propriétaire a partiellement transformé l’endroit en ce qui ressemble à une maison, ajoutant une piscine sur l’arrière (« C’est la version pauvre de la demeure PlayBoy », explique Leto. « Mais je pense que quand j’en aurais fini, ça sera plutôt cosy. Ça ne ressemblera bien sûr pas à la maison traditionnelle de votre grand-mère, mais ça sera certainement un endroit sympa pour vivre. C’est comme un immense terrain de jeux ».


Se promener dans ce lieu est étourdissant: Avec 9300 mètres carrés de surface, c’est très exactement 100 fois plus grand que mon appartement. C’est la version Leto du Paisley Park (la demeure de Prince) mais en plus grand, plus fou et pour le moment, plus vide. La tour de contrôle fait 4 étages et offre une vue spectaculaire ; en bas, on trouve des sous-sols les uns au-dessous des autres, s’enfonçant tellement loin dans la terre qu’il y fait naturellement frais.


Quelque part dans ce lieu, on trouve une salle de sport dans laquelle Leto a fait ses séances de musculation pour interpréter son rôle de Joker – appuyés aux murs, on trouve des cadres contenant des images du personnage issues de comics, ainsi que des photos de Bruce Lee et Arnold Schwarzenegger. Un peu plus loin, on trouve une vraie guillotine, « pour les gens qui se conduisent mal ».


« Vous savez ce que j’ai appris sur les femmes ? Que je ne sais absolument rien sur elles. Plus je vieillis, plus je ne vois que des personnes ».
Il y a une scène, plusieurs salles de projections et un office décoré avec un logo géant de la marque Napster qui pent au milieu de ce siège sociale atypique – Leto l’a acheté à une vente de charité. Il y avait de nombreux caveaux marqués top secret. “Il y a toutes sortes de rumeurs sur cet endroit” explique Leto, pointant du doigt un endroit et, impassible “C’est ici qu’ils ont filmé les plans de secours de l’atterrissage sur la Lune”. (Compte tenu de l'histoire de la base avec des films de propagande militaire, certains théoriciens de la conspiration ont effectivement proposé cette possibilité). Plus loin, on trouve un tricycle de bambin et une chaise en bois, couverte de ce qui semble être du sang – il insiste sur le fait que ces objets étaient déjà là lorsqu’il a acheté l’endroit.


L’année dernière, il y a organisé une fête d’Halloween tapageuse avec une liste d’invités prestigieux (il était déguisé en Pape), utilisant une salle de projection pour diffuser des films d’horreurs. « Il y avait un couloir hanté qui se finissait dans une pièce S&M bondage juste ici » dit-il. « C’était intéressant – toutes les personnes qui faisaient la queue et se portaient volontaire pour une fessée étaient mes amis techniciens. »


Nous nous asseyons et parlons dans une pièce vaste et ensoleillée, avec tuyaux apparents aux murs, dans laquelle seule une paire de canapés à cousins gris, des chaises en osier et une simple table en bois sont posés au milieu d’une mère de tuiles grises et blanches au sol. Nos voix résonnent.


Réunir l’argent pour acheter cette maison, et financer les rénovations sans fin à venir, ne fût certainement pas un problème pour Leto. Même en mettant de côté l’argent gagné grâce au Showbiz, il est devenu un investisseur malin et extrêmement réfléchi dans le domaine des nouvelles technologies, en montrant par exemple très tôt un intérêt à la compagnie de domotique Nest, avant que celle-ci ne soit rachetée par Google pour 3.2 milliards de dollars. Il a aussi des parts chez Reddit, Uber, Airbnb et Slack, entre autres – et il a également monté ses propres compagnies, incluant le site VyRT. Il avoue « qu’à la longue » ces investissements se révéleront certainement plus lucratifs que ses carrières musicale et cinématographique combinées. Leto dépeint tout cela comme une simple passion personnelle qui s’est avérée être très rentable. « Dans le domaine des technologies, il existe un sens débridé de l’optimisme sur les capacités de ce que nous pouvons accomplir. » dit-il. « J’aime quand je rencontre ça. Je suis une personne super curieuse, et j’ai la possibilité d’apprendre et d’interagir avec des personnes très intelligentes, ce qui est toujours exaltant. »
Leto plaisante sur le fait que ses nombreuses activités frénétiques sont “c*nçues pour distraire les gens, comme cela personne ne pense à poser la question sur le mariage dans lequel je suis depuis 10 ans et les 2 enfants que j’ai en Arizona ». Même s’il est sûr de dire que Leto a une vie sociale occupée, variée et quasi du niveau de celle de Léonardo DiCaprio, cela fait longtemps qu’il n’a pas été dans une relation publique, même semi-confirmée : Il y a des années de ça, il est sorti avec Cameron Diaz et Scarlett Johansson. « Même si j’étais en couple ou même si j’avais des enfants, je ne sais pas si je partagerais ces informations publiquement » dit-il, en ajoutant « Vous savez ce que j’ai appris sur les femmes ? Je ne sais absolument rien sur elles ». Il n’y a aucune vérité, suggère-t-il qui s’applique aux femmes en tant que groupe. « Plus je vieillis, plus ce ne sont que des personnes. Je vois seulement des personnes ».


Il n’a pas encore décidé s’il finirait par se marier un jour. « C’est juste comme ça » dit-il, en référence à son célibat prolongé. « Je ne pense pas avoir pris de décision définitive dans ce domaine ». Et cette fois encore, il note, peut-être a-t-il un enfant quelque part. « On ne sait jamais » dit-il. « Quelqu’un peut toujours débarquer à un concert et me faire une petite visite surprise. ‘Papa ?’ Dans un sens, ça serait une p*tain de belle surprise. » Il semble presque pensif à la pensée de la visite surprise de cet enfant hypothétique. « Ça serait une surprise incroyable ! ».


Leto ne s’attarde pas beaucoup sur son héritage et sa mortalité, même s’il se montre curieux sur la vie après la mort. « C’est excitant d’imaginer quelle peut être la prochaine étape » dit-il, les yeux encore plus brillants que d’ordinaire. « Je ne pense pas qu’il y ait une conscience là-bas. Pas au sens où nous entendons le terme de conscience ici. Il y a peut-être reconnection avec l’univers. Mais cela peut aussi être une sorte de grand jeu. Qui sait seulement si le réel tel que nous le percevons est vraiment réel ». Il a été frappé par l’argument récent du fondateur de Tesla, Elon Musk, selon lequel nous vivons probablement dans une simulation à la Matrix – il avait depuis longtemps la même sensation. « C’est clairement possible » explique Leto, pointant vers les progrès dans le domaine de la réalité virtuelle. Et au vu de la tournure des évènements dans sa vie, qui pourrait blâmer Jared Leto de voir la vie comme un jeu vidéo qu’il serait sur le point de maitriser ?


Je demande s’il est déjà arrivé que des gens le sous-estiment. « A leurs risques et périls » dit-il, avec un air super sérieux. Puis, il rit. « Je plaisante. C’est une blague ! Assurez-vous de dire ‘Il rit’. Point barre »

©Juliettaaaaa pour le forum 30SecondsToMarsFrance.org (ne pas utiliser sans autorisation)

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